La directive Bolkestein et l’emploi en France.

Publié le par Patrice

Lors d’un précédent fil, j’ai indiqué que si certains métiers (le bâtiment, l’agriculture mais aussi les services à la personne etc.) continuaient d’être mal considérés par les français, les employeurs finiraient par faire appel à la main d’œuvre étrangère, beaucoup plus volontaire.

Pour poursuivre sur cette thématique, nous allons maintenant essayer de voir en quoi la directive Bolkestein influera sur le risque d’un recrutement massif de personnel étranger.

A priori, le point essentiel de cette directive se situe au niveau des horaires. Un ouvrier polonais pourra à présent travailler jusqu’à 48h par semaine au lieu de 35h, sans que ces heures ne soient comptées comme supplémentaires.

En revanche, le droit français s’applique pour les rémunérations qui doivent être au minimum le Smic.
Au niveau des charges, celles-ci seront inférieures car c’est le droit polonais qui s’appliquera.
Il semblerait cependant que ce gain au niveau des charges sera absorbé par les dépenses imposées par l’expatriation temporaire de ces employés (frais de transport, hébergement etc.).

On voit ici que cette directive, fortement allégée,  ne va pas chambouler à elle seule le recrutement en France.
La raison principale qui pourrait encourager par exemple le recrutement des polonais, reste bel et bien le déficit de main d’œuvre en France dans les métiers cités plus haut suite à la mauvaise image qu’ils véhiculent.
Une revalorisation de certaines activités semblent alors la priorité pour faire évoluer les mentalités.

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