Des aides à la création qui coûtent chères mais qui ne rapportent pas

Publié le par Patrice

Il semble que la classe politique reconnaisse aujourd’hui que sans entreprises, il n’y a pas d’emploi.
Cependant, faute d’avoir dans ses rangs des vrais professionnels de l’entreprise, les avancées en terme de développement stagnent et nos politiciens par manque d’expertise multiplient les dépenses sans améliorations notables de la situation.

La dernière grosse erreur en date est d’avoir cru que plus on augmenterait le nombre de créations d’entreprises, plus le chômage baisserait.

L’idée de départ n ‘était pas complètement absurde mais c’était sans compter sur le fait que toutes les entreprises ne se valent pas en terme de création d’emploi.
Favoriser la création d’une entreprise individuelle ou d’une activité artisanale est en quelque sorte un coup d’épée dans l’eau, puisque ce type de structures ne pourra jamais accueillir un nombre d’employés satisfaisant.
Pire, cette tentative de les multiplier plus que de raison précipite la disparition de celles qui existaient déjà…
Ces entreprises de proximité ne peuvent en effet pas cohabiter à plus de 2-3 dans un même quartier.

Depuis 2002, nous assistons donc à un accroissement des créations d’entreprises (entre 20 à 30 000 par an), mais l’emploi total continue de régresser.

Autre facteur limitant l’effet des nombreuses aides publiques, l’inertie de la machine et les frais de gestions incontrôlables.

Prenons un exemple concret, subventionné par la Caisse des Dépôts et la Commission de Bruxelles, destiné à favoriser l’emploi des chômeurs.
Un organisme s’en est fait son chemin de croix, L’ADIE, que j’ai décrite à plusieurs reprises dans ce blog.
L’analyse de ses comptes montre que pour un en-cours de prêt à des chômeurs de l’ordre de 15 millions d’euros, cette association dépense en frais de gestion 15 autres millions.
Dans une ère ou tout le monde se serre la ceinture et ou un sou est un sou, une telle politique semble bien décalée de la réalité.
Pour reprendre une note sur le microcrédit
, rappelons que la Grameen Bank du Bangladesh réussit cette même fonction sans aucune subvention…
Dès lors que penser des autres programmes étatiques d’aides aux chômeurs (ACCRE, EDEN etc.), qui se multiplient, si ils bénéficient tous d’un rendement aussi médiocre.

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