Quels acteurs pour lever des fonds et trouver des capitaux

Publié le par Patrice

Nous l’avons vu précédemment, nos gazelles françaises peinent à se développer parce qu’elles n’arrivent pas à trouver l’argent nécessaire pour financer leur démarrage.
Certes beaucoup d’institutions sont apparues, certaines fortement aidées par l’Etat, pour faire face à ce besoin en financement des gazelles.
Mais force est de constater que la plupart de ces institutions ne se préoccupent guère de la phase de création d’une entreprise plutôt que de sa phase de maturation.

Je vais donc lister ici les principaux moyens pour une gazelle de lever des fonds afin d’assurer son succès et son avenir.

Parmi ces institutions, les Fonds d’Amorçage.
L’amorçage désigne la phase de démarrage d’une entreprise.
Ces fonds d’amorçage se sont créés juste avant la bulle internet, et ont à présent quasiment disparus.
Elles ont investies en majorité dans la phase d’amorçage des entreprises et dès le 2ème ou 3ème tours de financement, ces fonds ne pouvaient plus suivre et se sont fait diluer petit à petit par les nouveaux entrants.
La conjoncture était telle que cette dilution s’est faite dans de très mauvaises conditions, la valorisation de ces entreprises s’étant effondrée en même temps que la bulle.
Les fonds d’amorçage ne font donc plus aujourd’hui parti du paysage des investisseurs potentiels.

Les incubateurs privés.
Un incubateur privé était une petite société qui avait l’intention de lever des fonds pour les investir dans des projets innovants. La rémunération de leurs efforts n’étaient pas effectuée en cash mais en capital dans l’entreprise.
Ces incubateurs ont également disparus.
Ces structures étaient trop petites et trop fragiles pour supporter les financements importants de ces gazelles.
Seules survivent quelques incubateurs publics et privés issus de grandes entreprises, mais qui n’ont pas du tout les mêmes objectifs et contraintes.

Les Fonds de Capital Risque.
Ils sont de plus en plus nombreux, mais, malheureusement, porte bien mal leurs noms.
Leur activité ne consiste en effet pas à soutenir la phase de démarrage d’une entreprise, phase pourtant la plus risquée.
Leurs règles de gestion, extrêmement strictes, imposent de pouvoir quantifier avec précision le risque et de valoriser le potentiel de développement de l’entreprise.
L’entreprise en démarrage n’ayant par définition par constituée complètement son équipe, ses produits et ses clients, elle n’intéresse pas les fonds de capital risque, sauf rare exception de projet à très fort potentiel.
Notons également que ces fonds ne s’impliquent pas dans le conseil. Cette étape est pourtant tout aussi indispensable que la levée de fond pour une entreprise en création.

Les Fonds Communs de Placement pour l’Innovation (FCPI).
Le principe est le suivant, on fait appel aux petits épargnants pour financer ces jeunes entreprises, sous prétexte d’une défiscalisation.
Ceci est paradoxal car on demande à des personnes fragiles financièrement de soutenir le secteur le plus risqué de l’économie française.
Les FCPI sont présentés aux épargnants par les banques, sans pour autant vous informer des risques encourus.
Ces fonds investissement dans des projets mûrs dans leur développement.
Le capital collecté étant constitué de personnes proche du niveau familial ou amical, il se limite en général à environ 50 000 €.
Nous avons vu précédemment qu’un gazelle en devenir doit disposer d’au moins 100 000 €  pour assurer sa survie.
Dès lors entre des fonds de capital risque qui n’interviennent qu’au dessus de 1 million d’euros et ces FCPI qui ne peuvent soulever que 50 000 €, vers qui se tourner ?

Les Business Angel (BA) ou investisseurs providentiels.
Ces derniers détiennent le monopôle du financement de cette tranche comprise entre 50 000 € et 1 million d’euros.
Prenons l’exemple des Etats Unis. Pour 16 milliards investis dans quelques centaines d’entreprises en capital risque en 2003, il y a plus de 100 milliards investis par des Business Angels dans des milliers d’entreprises en phase de démarrage.
Si ces Business Angels n’avaient pas investie dans ces entreprises au départ, combien d’entre elles auraient ensuite bénéficier des Fonds de Capital Risque ?
Mais pourquoi ces investisseurs providentiels ont-ils le monopole sur cette phase de financement ?
Tout d’abord, on constate que ces personnes ont une activité indépendante du métier de BA. Ils prennent cette activité sur leurs temps de loisirs. Ils n’ont donc pas de frais généraux et donc pas de rentabilisation de frais de structure.
Ces personnes très aisées n’ont de comtes à rendre qu’à eux même et sont par conséquent libre de prendre des risques.
Ils se servent de leurs compétences et de leurs expériences pour investir dans des domaines qui les intéresse. La validation du business plan en sera donc simplifiée puisqu’il connaîtront déjà en profondeur le domaine d’activité de la nouvelle entreprise.
Enfin, une de leurs qualité et non des moindres, est qu’ils apportent une expérience solide et des réseaux de contacts. Autant de conseils et d’expertises indispensables pour une gazelle.

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Charles 19/05/2009 13:28

Pour vous signaler qu'il existe aussi des moyens collaboratifs de mettre en place un financement:

http://www.buzzentrepreneur.com

Financements collectifs de projets. Il suffit de décrire votre projet d'entreprise pour entrer en contact avec des internautes qui vont évaluer votre initiative.

Bon surf!

rudman 08/02/2009 13:56

Pour trouver un "évantail" d'investisseurs (particuliers, business angels, sociétés, fonds d'investissement etc...) Vous pouvez vous rendre sur le site www.sassocier.fr. C'est gratuit et sécurisé. Bien cordialement.

Laurent 13/05/2008 21:53

Il faut toujours tout prévoir lorsqu'on effectue un démarrage entreprise