Les alterconsommateurs, ou comment consommer autrement

Publié le par Patrice

Le commerce équitable ainsi que l’entreprenariat social sont deux composantes majeures de la nouvelle économie.
Cette nouvelle économie doit tenir compte également d’un nouveau type de consommateurs,  appelés aussi les alterconsommateurs.

D’âge mûr, et plutôt aisés, ils rejettent les médias de masse, les pubs superficielles et sont plutôt méfiants vis à vis des marques.
Ils n’en restent pas moins des consommateurs avertis à fort potentiel, et représentent environ 9 millions de personnes dans la catégorie 35 ans +, soit 15 à 25% de la population.
Ils rejetent en bloc les techniques élaborées de marketing, et sont donc très difficiles à comptabiliser car ils sortent complètement des statistiques habituelles. Ils ne répondent ainsi quasiment jamais aux enquêtes de satisfaction, et évitent les fameuses réunions de consommateurs tant convoitées par d’autres.

Leurs achats se revendiquent citoyens et leurs opposés sont les hyperconsommateurs, qui sont quant à eux entre 7 et 10% (et dont les "fashion victimes" font par exemple parti).

Ces consommateurs citoyens sont donc sur-représentés dans le tiers supérieurs des revenus, et tirent profit de leurs enseignements culturels (lectures, information, politique) pour consommer autrement.
Ils suivent de près l’actualité des marques (bénéfices, licenciements, acquisitions, fusions etc.) et sélectionnent leurs produits / services en conséquence.
Ils dénigrent les campagnes marketing qui visent à "humaniser" un produit, et voient dans ces objets uniquement de simples outils qui les aideront à réaliser certains projets.

Sans dire qu’ils sont réfractaires aux marques et à la publicité, ils sont néanmoins beaucoup plus durs à sensibiliser, et une simple phrase "choc" ne suffira pas à les convaincre, bien au contraire.

Ils relèvent de réelles facultés à "surlire" la presse, et s’intéressent essentiellement à l’environnement, aux expositions, aux informations (nationales et internationales), au cinéma et aux multiples reportages.
Tout logiquement, ils ignorent totalement les émissions de téléréalité, les jeux d’argent, les séries télés, et les prime-time de 19h…

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