De la publicité à fleur de peau

Publié le par Patrice

Toujours plus fort, toujours plus proche de vous… la future tendance de la publicité sera peut être de s’insérer sur votre propre peau, au plus près de vos sens…

Notre propre corps, voilà un endroit rêvé pour un annonceur qui veut laisser son empreinte. Car comment être plus proche de sa cible qu'en étant "sur" sa cible, directement imprimé, impossible à zapper ou à ignorer? Difficile à croire, et pourtant cet espace publicitaire "humain" n'est plus vierge pour longtemps.

Pour rentrer en discothèque, les nightclubbeurs ont l'habitude de tendre leur poignet à l'accueil afin de se le faire « tamponner » ou encore de s'y faire accrocher un bracelet. Preuve qu'ils font désormais partie de la tribu, ce signe distinctif leur permet ensuite de circuler librement entre l'extérieur et l'intérieur de la boîte. Il différencie aussi ceux qui sont en âge d'acheter de l'alcool de ceux qui sont encore mineurs. Un code déjà établi et accepté par une communauté qui adore faire la fête, qui consomme et surtout, qui est jeune. Car ces adeptes de la nuit ont majoritairement entre 18 et 32 ans et de l'argent à dépenser. La cible la plus convoitée par les annonceurs en somme.

Alors la société australienne Passout Marketing a racheté les droits d'utilisation de ces « pass à encre », dans la majorité des hauts lieux de l'île. Elle peut ainsi vendre cet espace aux annonceurs afin qu'ils tatouent leur logo directement sur les mains des invétérés des dancefloors. A ce jour, l'entreprise touche déjà plus de 2 500 000 personnes par an. Une visibilité inespérée pour beaucoup de marques.

L'idée de ces campagnes "imprimées" avait tout d'abord été utilisée pour des actions de sensibilisation. En Inde, les dirigeants de l'hôtel Marriott ont récemment commencé à tatouer les clients à l'entrée de leur discothèque Enigma, afin de leur rappeler que "boire ou conduire, il faut choisir".
Palme de l'efficacité, l'établissement avait même pensé à inscrire le numéro de téléphone d'une compagnie de taxis locale au dessous du slogan, "Don't drink and drive".

Gageons que cette première expérience intéresse fortement d’autres annonceurs et que cette tendance arrive très prochainement sur nos terres…

Mais jusqu’où l’imagination des publicitaires s’arrêtera t-elle ?
La suite de leurs aventures dans les prochains billets :-)

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