Les start-up ont le vent en poupe

Publié le par Patrice

La croissance de la net économie est parmi des plus dynamique y compris en France.
De nombreux français ont en tête de monter leur commerce sur la toile, et les nombreuses levées de fond réalisées cette année montrent bien le dynamisme exceptionnel de l’e-commerce.

Il aura donc fallu 5 années pour faire oublier le triste sort des start-up de l’an 2000 et les indicateurs de croissance dans ce secteur sont au beau fixe.
La rentabilité est de mise, et l’activité a progressé de 36% rien qu’au 1er trimestre 2006.
On est donc bien loin des spéculations qui avaient permis au pionner du web de s’enrichir.

Beaucoup se rassemblent sous l’appellation Web 2.0, contestée par certain pour sa fonction marketing.
On mange en effet du Web 2.0 à toutes les sauces.

Certains entrepreneurs de cette nouvelle vague sont en fait les fondateurs des premières start-up.
Ils contribuent fortement au développement de cette nouvelle vision du web, orientée essentiellement sur les communautés et les nouvelles technologies internet, afin de mettre en avant les utilisateurs de ces sites sans qui la coquille serait vide.

Les multiples levées de fond, dépassant bien souvent les millions d’euros, permettent cette fois-ci de mettre en place des réels plans de recrutement (en principe une dizaine de nouveaux employés lors du 1er tour de table).
On remarque donc que les ambitions de ces start-up ne sont pas de se faire de l’argent rapidement mais bien de devenir des acteurs majeurs dans leurs domaines.

Sans pouvoir encore quantifier l’impact de ces nouveaux recrutements sur l’emploi en général, nous ne pouvons qu’espérer devant le potentiel de développement de ces nouvelles entreprises.
Prenons exemple des leaders actuels tels que Meetic, Price Minister, Aufeminin, etc. etc. qui ont réussi à constituer des équipes de plusieurs centaines de personnes…
On est bien loin des 1er balbutiements du Web et ces structures n’ont plus rien à envier à des structures plus classiques.

En ce qui concerne la nature de ces recrutements, on constate que les 1er postes recherchés sont tout d’abord des informaticiens, qu’ils soient ingénieurs, développeurs ou chefs de projet.
Une première expérience tel qu’un stage dans une start-up (portail Internet ou e-commerce) est également fortement appréciée car cela montre la motivation et l’intérêt de ces personnes pour ces nouveaux métiers.
En effet certains candidats ont encore en tête les fragilités des 1eres start-up et rechignent à accepter une offre de la part d’une structure qui n’a pas encore fait ses preuves.

Suivre de prêt la blogosphère des web entrepreneurs est également un point très positif.
Cela montre l’intérêt du potentiel candidat pour la personnalité du chef d’entreprise, et notamment pour ses centres intérêts, son caractère et ses prises de position.
Il est ainsi possible de faire une première prise de contact très naturelle avec l’entrepreneur, sans avoir à franchir auparavant les obstacles classiques d’un recrutement.

Autre ressource très recherchée par ces start-up, les compétences en marketing.
Les spécialistes du Web avouent leurs lacunes en la matière et la faiblesse de leur budget dans les 1ères étapes de leur développement doit être comblée par l’utilisation de nouvelles techniques de communication.

Les techniques de référencement naturel et sponsorisé, le marketing viral, et le réseautage sont autant de compétences appréciées, au delà des connaissances classiques en marketing, commercial et communication.

Espérons enfin que l'Etat prenne au plus tôt conscience de ce nouveau vivier d'emploi et qu'il réfléchisse activement au moyen d'aider ces jeunes pousses, administrativement et fiscalement, afin de leur permettre de passer les 1ères difficultés.
Ces dernières sont en effet plus fragiles que les autres mais permettent à chacun de tenter leur chance dans ce monde libéral...

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Vanina 29/06/2006 17:09

Bonjour Patrice,
Après le radieux article précédent qui ne peut être autre qu'un spam, je dois dire que votre article est fort juste et que beaucoup de choses restent à faire dans ce domaine.

Patrice 29/06/2006 17:36

Merci beaucoup de m'avoir prévenu pour le commentaire précédent, il était en effet bien hors-sujet :)
En ce qui concerne les choses qui restent à faire, je suis malheureusement assez pessimiste quant aux futures réactions du gouvernement pour ces "mini" gazelles...
D'ici à ce qu'il prenne conscience du potentiel, il y a un risque important que les pays conquérants (pour reprendre une personne du blog envie d'entreprendre) ou les banques françaises, ou les gros médias ou les opérateurs telecom s'accaparent toutes ces belles entreprises innovantes.