Services à la personne : Perspectives

Samedi 21 janvier 2006 6 21 01 2006 19:00

Cette question concerne une bonne partie de la problématique de ce blog.
Je ne compte pas détailler dans ce billet l’ensemble des voies d’exploration possibles (si c’était le cas je n’aurai pas choisi le système du blog ;) ) mais je vais essayer tout d’abord de donner quelques pistes qui me paraissent liées à ce développement.
Par la suite j’essayerai d’en ajouter, et de détailler plus en détail chacune d’elles.

 
Les nouvelles possibilités offertes par les technologies :

Etrangement alors que ces dernières étaient considérées par beaucoup comme froides, impersonnelles, trompeuses, on constate et on apprécie peu à peu les possibilités qu’elles offrent en matière d’identité, de rencontres, de contacts, de communication et d’information…


Un contexte économique difficile :

Parce qu’il faut bien survivre, après tout si des personnes reconnaissent mes capacités dans ces domaines alors que les entreprises semblent faire la sourde oreilles sur mes compétences…


Une déchirure de plus en plus profonde :

Parce que paradoxalement, le contexte économique à beau être difficile, il n’a jamais été aussi facile et agréable de consommer…


Une vie de plus en plus active :

Parce que on a beau être au 35h, avec cet excès d’activité et la multiplication des loisirs, le temps nous manque de plus en plus.

L’activité professionnelle du couple et de non plus un seul des partenaires a également modifier la gestion de cet emploi du temps…


Une espérance de vie qui ne cesse de s’allonger et une population de plus en plus vieillissante :

Parce qu’il y aura peut être un jour plus de personnes en fauteuils que de personnes mobiles pour pouvoir les aider...


Une société de délégation :

C’est entré dans les mœurs avec la sous traitance de l’informatique, le textile, l’externalisation de l’économie industrielle…

Pourquoi nous encombrer de ce qui nous dérange, il y aura toujours quelqu’un dans le besoin pour me faire gagner du temps, de l’argent et me faciliter la vie.


Une société d’encadrement :

Parce que malgré notre soit disant capacité à nous adapter, nous avons de plus en plus besoin de conseils, et de régulation (il faut bien augmenter notre espérance de vie).


La quête du plaisir et du confort:

Nous sommes fier de notre évolution mais pourquoi ai-je toujours ce sentiment que ma condition humaine n’est pas aboutie…
 

Parce que l’argent fait de plus en plus le bonheur et nourrit mes plaisirs :

Je vais enfin pouvoir m’offrir une aide personnelle pour atténuer mon malheur…

C’a me fait penser à un prochain article sur cette jeunesse Diorée qui habite les quartiers riches de Paris, et qui est plus assujettie à l’alcool et aux drogues que celle des quartiers pauvres.

Les pauvres qui deviennent riche se plaisent à dire : "Get Rich or Die Tryin" (Soit riche ou meurt en essayant de le devenir).

Et les riches qui étaient déjà riches : "Get Rich For LiVe Trying" (Soit riche pour essayer de survivre).

Quoi qu’il en soit la finalité reste a peu près la même.


Et enfin, vive les services à la personne parce que cette activité donne au moins bonne conscience dans une France où il ne fait pas bon être chef d’entreprise…

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 01 2006 00:00

Ou le combat entre David contre quelques Goliath…

Il fut un temps, il était seul, dominant une grosse partie de l’économie. Il était seul à engendrer des profits monstrueux et il faisait peur.
Alors pour le faire chanceler, on lui faisait des procès parfois légitimes, parfois plus obscurs.
Mais sa puissance était telle que cela ne changeait pas grand chose.

Désormais ils sont trois, tous aussi puissants et doués.

Certes leurs techniques de développement sont un peu différentes :
- L’un achète très cher tout concept innovant qui l’intéresse. Téléphonie internet, petites annonces locales, sites communautaires etc. Il est l’un des pionniers de l’ère internet avec son système d’enchères reconnu par tous.
- L’autre écoute attentivement et réalise avec un impertinent succès tout ce qui semble prometteur. Il se lance dans l’accès internet, la cartographie, les réseaux de relation, l’indexation numérique de bibliothèques etc. mais vous le connaissez surtout pour être le seul outil que vous utilisez pour surfer (où disons à 85%).
- Le troisième, leader lui aussi dans son domaine, a compris le premier l’avenir de la micro informatique. Il aime bien acheter ce qui lui semble prometteur mais non sans refaire en profondeur le projet initial. Il en découle donc sa légendaire instabilité ( :-) ). Vous l’aurez sans doutes reconnu, il est dans tous ordinateurs modernes ou moins modernes.

Accès à l’information, contrôle sans cesse croissant des médias publicitaires, incursion dans la vie privée, associations, dons et donc marketing bien rodé…
Leurs finalités sont pourtant analogues.
Aussitôt qu’il s’intéressent à un créneau porteur ou en développement, c’est la mort assurée du concepteur (au mieux par le rachat de son projet).
Après tout, lorsque l’on contrôle l’ordinateur, internet, l’histoire de l’internet ou le positionnement publicitaire de masse, il est beaucoup plus facile de s’imposer et de masquer le reste de la concurrence.


Cet avis concerne bien sûr en grande partie l’économie numérique mais elle peut s’adapter à beaucoup d’autres situations…

Prenons un exemple tout récent en France :
Celui des services à la personne qui est justement le sujet de prédilection de ce blog :

Des structures plus ou moins rodées existent déjà pour donner accès au plus grand nombre à ces services.
Osapi bien sûr, qui a été créé il y a plus d’un an (et croyez moi, cela est déjà énorme pour une société innovante) .
Mais aussi d'autres structures d’information ou de contenu qui s’investissent depuis 3-4 ans corps et âmes dans cette vision des services à la personne.

Et voilà que depuis 1 an les choses bougent…
On prédit des évolutions extraordinairement importantes, la classe politique semble s’intéresser au mouvement (future campagne électorales et promesses de baisse du taux de chomage en vue), des aides financières et marketing sont promises. Nous, jeunes entrepreneurs, nous pensons que notre "heure de gloire" va enfin peut être sonner.
Le gouvernement nous promet l’accompagnement à la création d’entreprise, une aide à tout projet porteur du développement des services à la personne.
Mais regardons en détail la liste des heureux futurs élus aux enseignes "nationales".

France Domicile
Partenaires :
UNA, Mutualité française, Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale.

Domi+
Partenaires :
ADMR, Crédit Mutuel, AG2R.

Fourmi Verte
Partenaires :
Familles Rurales, Groupama, Mutualité Sociale Agricole.

SERENA
Partenaires :
Groupe Caisse d’Epargne, MAIF, MACIF en association avec la MGEN.

La maison du particulier employeur et des emplois de la famille
Partenaires :
FEPEM, IRCEM, Institut FEPEM de la Formation, Groupe La Poste.

DOMISERVE
Partenaires :
AXA Assistance, DEXIA Crédit Local.

ACCOR Services
Partenaires :
ACCOR Services, Europ Assistance

La Poste - CNP

Les services à la personne

Sodexho

Crédit Agricole-LCL

MAAF, MMA et Azur GMF


Cela rassemble-il à ceux qui se battent depuis le début sur ce terrain ?
Est-ce des société innovantes qui ont besoin d’un petit coup de pouce médiatique de la part de l’état pour concrétiser leurs nombreux rêves ?
Aucun jeune société innovante n’est concrètement intégré…

Au menu donc, des banques, des mutuelles, des assurances… (les sociétés de crédit ne vont probablement pas tarder à investir la place encore chaude)


Je côtoie régulièrement de jeunes créateurs, nos attentes et nos besoins sont pourtant simples.
L’accès à ces pseudo concours (les délits d’initiés ont encore la vie dure de nos jours) ne répondent là encore qu’à des contraintes marketing pures.

Non le besoin principal pour tout jeune créateur, c’est de se faire connaître le plus rapidement possible.
Pour rappel le taux de survie d’une entreprise sur 3 ans est de 58,8%.

Nous avons tous ce besoin de nous faire connaître (réponse encore plus évidente pour les sociétés innovantes) et une jeune société n’a paradoxalement pas les moyens de débloquer les fonds publicitaires nécessaires à son développement sur les médias actuels (TV, presse écrite, radio).
Pour informations les nouveaux médias publicitaires qui sont en pleines croissances vont être bientôt hors de portée également (hausse des investissements publicitaires en ligne de 97% aux Etats unis)
Les taux au clic sur certains domaines tels que les crédits ou assurance grimpent jusqu’à 6 € du clic, en France, contre 80$ pour certains domaines aux Etats Unis.
Faîtes un bref calcul pour un société voulant tabler sur 1000 clics par jours (chiffre ridiculement bas pour espérer un jour un ciblage national).

En conclusion :
De la même manière que l’état mets en avant l’ANPE quotidiennement, est-il si difficile, pour une chaîne publique, de réserver 4mn quotidienne de sa marge publicitaire pour mettre en avant tous les nouveaux talents de notre pays ?
Une idée, et donc une entreprise innovante, si elle est réellement intéressante, aurait-elle à s’inquiéter de son avenir si elle était plébiscité par 1 ou 2 millions de personnes grâce à un petit créneau publicitaire ?

Le plus drôle, si je puis dire, c’est que l’on favorise peut être des grosses structure pour éviter une prise de marché des autres grosses sociétés étrangères.
On constate en effet l’inquiétude de plus en plus grandissante de l’Europe face à l’écrasante domination des Etats Unis dans le nouveau traitement de l’information (cf le très prochain projet européen Quaero).

Mais en favorisant à 100% des structures qui ont déjà montré leurs limites dans leurs capacités d’adaptation, comment gagner cette course qui je le rappelle est basée sur l’innovation et la réactivité ?
Ces enseignes nationales ont à peine finalisé leur dossier en 1 an alors que par exemple nous avons créé l’enseigne, le modèle économique et le portail Osapi en 2 mois.
Le matraquage publicitaire dores et déjà annoncé en vue des prévisions de fortes rentrées d'argent ne fait pas tout. Il devrait participer à une véritable dynamique.
On dirait qu'il va se reproduire la même situation qu'avec l'ouverture du numéro des renseignements à d'autres sociétés.

L'idée était certes très intéressante et bien en rapport avec la volonté de rendre plus accessible les services de proximité, mais elle ressemble plus à un fiasco commercial et marketing. La confiance va être dure à gagner et un éclaicissement de cette situation ne semble pas envisagée pour l'instant.
Déjà 8 mois de perdu sur ce créneau et croyez moi que les Goliaths cités en première partie ont bien l’intention de nous couper l’herbe sous le pied et sont quasiment prêts…

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 01 2006 23:11

Dans ce secteur, il me semble que tout semble encore à inventer.

Ces métiers doivent à présent privilégier l’accompagnement, l’écoute, et la proximité plutôt que le grand déballage technologique et marketing. Ils ne pourront de toute façon pas accéder à un positionnement publicitaire sur les mass-médias.

Ces nouvelles sociétés n’auront donc pas besoin d’une visibilité nationale non ciblée à un instant t pour développer leur croissance. Il conviendra en priorité de développer leur image à la couverture géographique de leur activité.

J’imagine dans un futur proche plusieurs sociétés de services qui cohabiteraient sur un seul quartier (ceci sera détaillé dans un très prochain article), à l’image de ce que les commerces de proximité étaient autrefois.
D’autres structures apparaîtront ensuite dans un futur sûrement plus éloigné, tels des  hypermarchés des services, mais nous n’y sommes pas encore.

Il me parait évident qu’un nouveau modèle publicitaire doit être créé pour ces sociétés. Internet peut être le vecteur principal de diffusion, mais beaucoup d’autres supports sont envisageables tant qu’ils adaptent la localisation et la proximité de l’offre dans le ciblage de la campagne.
Osapi entendant bien se positionner exclusivement sur ces nouveaux modèles, je serai plus à même de vous donner ces nombreuses pistes dans les mois qui viennent.

Enfin, il me semble qu’il faudra dores et déjà admettre les nombreux succès dans ce secteur en plein boom, mais aussi et surtout les nombreux échecs.
Proposer des services ne s’improvise pas et à l’image des petits commerçants, la réputation et le professionnalisme de ces enseignes plus que le budget publicitaire feront la différence pour se distinguer de la concurrence.

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Lundi 20 février 2006 1 20 02 2006 23:01

Sous la soit disant concurrence féroce qui s’annonce entre ces deux corps de métiers, de moins en moins éloignés, se cache en réalité une volonté farouche de monopoliser à court terme le domaine des services à la personne, quasiment vierge des pratiques économiques actuelles .

Ce secteur, estimé à 11 milliards d’euros en 2004 sans compter le travail au noir qui représente entre 70 et 90 % de cette activité selon les sources, intéresse donc au plus au point ces grosses sociétés dont le secteur d’activité initial semble à présent saturé.

Ainsi, les principaux établissements financiers tels que les assurances et les bancassurances s’appuient derrière une pseudo légitimité à distribuer des services alors qu’ils sont en partie responsable des effets néfastes de la surconsommation qui ébranle une grande partie des ménages.

Pour assurer la monopolisation de ce domaine de services, les banquiers, assureurs et mutualistes entendent bien être présents sur deux fronts essentiels.

Le premier, celui qui est à priori le plus légitime, est celui de faire partie des émetteurs du Cesu :
Par le biais de dizaine de milliers d’agences bancaires et postales, elles faciliteront ainsi l’encaissement du Cesu et permettront à terme aux salariés d’être payés directement par virement.

Le deuxième front, sur lequel ils entendent bien s’imposer malgré les acteurs déjà présents, est celui de la distribution des services :
Ils se sont ainsi divisés en une dizaine d’enseignes de services, dîtes nationales, car bénéficiant d’aides en terme de communication promises par  l’état.

Nul ne sait encore qui sortira vainqueur et vaincu de cette bataille à gros sous.
En revanche,  il paraît essentiel de privilégier la qualité des prestations, les attentes des particuliers et surtout de ne pas écœurer une fois de plus les consommateurs.
Osapi, sans vouloir participer au futur dépeçage de cette nouvelle économie, entend bien faire valoir son avance et son expertise dans ce domaine pour satisfaire au mieux les besoins des particuliers sans les forcer dans leurs choix.

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Mercredi 22 février 2006 3 22 02 2006 21:30

Nous le savons tous, le contexte économique actuel, l’émancipation des femmes, l’acceptation de la mono parentalité, l’appel des loisirs et du bien être, et l’augmentation de la durée des études entre autres sont des éléments qui modifient profondément les rapports que nous avons avec nos enfants.
L’explosion des services tels que les garderies, les crèches d’entreprises, le baby-sitting, le soutien scolaire etc. montre bien à quel point il devient difficile pour une famille de tenir les deux bouts.

Ajoutons à cela une fécondité record pour la France depuis 2003, avec un taux de 1,94 enfant par femme en 2005 la positionnant ainsi au deuxième rang des pays européens juste derrière l’Irlande (1,99 enfant par femme).

Faire appel à une aide extérieure semble donc à présent une quasi nécessité, et cette tendance devrait à priori s'amplifier dans les très prochaines années

Un paramètre pourrait cependant faire évoluer cette perspective, celui du retrait des papy boomers de la vie professionnelle, alors que paradoxalement ils n’ont jamais été aussi actifs.
Peut être seront-ils les futurs piliers de la structure familiale et joueront-ils un rôle majeur, sans s’y substituer,  entre les liens parents/enfants.

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Lundi 6 mars 2006 1 06 03 2006 21:18

Les prévisions, tant dans la création de structures de services à la personne qu’en terme de nouveaux emplois promis (pour rappel 500 000 en 3 ans) risquent fort de se heurter à la faible notoriété de ces services.

En effet, depuis longtemps en France, ces emplois sont très mal considérés.
Prenons par exemple l’image de l’aide ménagère française, bien différente de la notion de gouvernante anglaise…

Face aux nouvelles demandes, les gisements d’emplois semblent bien présents, les efforts du gouvernement vont également dans le bon sens, mais ce serait une grave erreur de penser que ces emplois, sous prétexte d’être non délocalisables, seront réservés aux seuls employés "français".

La fameuse directive Bolkestein, qui a fait beaucoup parler d’elle depuis quelques semaines (je consacrerai un très prochain article dessus), permettra plus librement à une entreprise de l’Union de délivrer ce type de services une fois l’agrément délivré.
Si ces travaux continuent d’être perçus comme dévalorisants, sans intérêts et mal payés par les français, il ne fait aucun doute que notre marché de l’emploi sera incapable de fournir le personnel compétent.
Si en plus de cela nous sommes incapables d’être réactifs dans la mise en place de nouveaux organismes de formations (faute de croire en la nécessité de ces formations), le constat sera évident :
Les entreprises recruteront dans d’autres pays de l’Union, la directive Bolkestein leur facilitant la tâche.

Pour conclure sur ce point, les efforts actuels menés par nos politiques doivent permettre au préalable de revaloriser ces métiers dans l’esprit des français.
Les nouvelles entreprises de services, encore inexpérimentées par rapport à d’autres pays, ne doivent pas non plus succomber à la très prochaine tentation.
Elle doivent participer activement à la valorisation de ces nombreux emplois.

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 03 2006 23:15

Lors d’un précédent fil, j’ai indiqué que si certains métiers (le bâtiment, l’agriculture mais aussi les services à la personne etc.) continuaient d’être mal considérés par les français, les employeurs finiraient par faire appel à la main d’œuvre étrangère, beaucoup plus volontaire.

Pour poursuivre sur cette thématique, nous allons maintenant essayer de voir en quoi la directive Bolkestein influera sur le risque d’un recrutement massif de personnel étranger.

A priori, le point essentiel de cette directive se situe au niveau des horaires. Un ouvrier polonais pourra à présent travailler jusqu’à 48h par semaine au lieu de 35h, sans que ces heures ne soient comptées comme supplémentaires.

En revanche, le droit français s’applique pour les rémunérations qui doivent être au minimum le Smic.
Au niveau des charges, celles-ci seront inférieures car c’est le droit polonais qui s’appliquera.
Il semblerait cependant que ce gain au niveau des charges sera absorbé par les dépenses imposées par l’expatriation temporaire de ces employés (frais de transport, hébergement etc.).

On voit ici que cette directive, fortement allégée,  ne va pas chambouler à elle seule le recrutement en France.
La raison principale qui pourrait encourager par exemple le recrutement des polonais, reste bel et bien le déficit de main d’œuvre en France dans les métiers cités plus haut suite à la mauvaise image qu’ils véhiculent.
Une revalorisation de certaines activités semblent alors la priorité pour faire évoluer les mentalités.

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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Lundi 3 avril 2006 1 03 04 2006 22:04

On estime qu’après le départ en retraite des baby-boomers, les métiers liés aux personnes âgées vont être multipliés.
On parle ainsi de la création de 625 000 emplois d’ici 2025.

Actuellement, la France compte environ 1 100 000 personnes âgées de plus de 85 ans.
Dans dix ans elles seront plus de deux millions.

De nombreuses opportunités de carrières sont donc à imaginer pour les métiers de ces secteurs.
Aides-soignants, aides à domicile, aides médico-psychologiques, infirmiers, animateurs… Les besoins actuels sont déjà estimés à 30 000 par an et le chômage n’existe pas dans ces filières.
Par exemple, on dénombre actuellement 200 postes vacants de directeurs de maisons de retraite et on estime que la moitié de ces directeurs partiront à la retraite dans ces deux prochaines années.

En proportion, on peut noter que 20% des emplois de ce secteur sont ouverts aux diplômés d’études supérieures, 20% au niveau bac, 20% aux titulaires d’un CAP ou BEP et 40% à des qualifications moindres.
A noter enfin que 80% des aides à domicile n’ont pas de formations.

Je vous invite donc à étudier de plus près les différents accès aux formations proposés dans l’article "Services à la personne : accéder aux formations" car il ne fait pas de doutes que ces dernières seront un atout majeur pour développer votre carrière.

Voici enfin quelques grilles de salaires actuellement proposées selon ces emplois d’aide aux personnes âgées :
Infirmier : de 1700€ en début de carrière, à 3600€ brut mensuel en fin de carrière
Aide soignant : de 1600€ à 2200€
Conseiller en économie sociale et familiale : de 1300€ à 2400€
Aide médico-psychologique : de 1200€ à 1600€
Ergothérapeute : de 1600€ à 3500€
Directeur de maison de retraite : de 1900€ à 3700€

N’oubliez pas non plus qu’il s’agit là encore d’une belle opportunité pour vous mettre à votre compte et développer par exemple des instituts d’aides aux personnes, des centres de repos ou d’activité sportive adaptée…

Par Patrice - Publié dans : Services à la personne : Perspectives
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