Entreprendre en France : Tendances

Lundi 6 février 2006

Depuis maintenant deux ans, l'ordre des experts comptables publie tous les ans une étude sur les secteurs d'activité porteurs pour créer son entreprise.

Les résultats de cette étude pour l'année 2005 prévoyait l'essor des services à la personne, ce fut en effet le cas.

Regardons de plus prêt cette évolution pour l'année 2005 :

 

Le commerce de bouche --> + 14%

Les services à la personne --> +8

L'éducation --> +4%

L'immobilier --> +4%

La construction --> +2%

Les services aux entreprises --> +1%

 

Dans le bas du tableau :

Les hotels cafés restaurants --> -7%

Transports et commerce --> -5%

L'industrie --> -4 %

Les activités culturelles et loisirs --> -4%

La santé --> -3%

 

Il semblerait que la morosité ambiante ait quelque peu paralysée le développement des activités culturelles et sportives. L'heure étant à l'économie.

 

En ce qui concerne l'évolution pour 2006, les services semblent encore avoir la côte, mais l'accent doit être mis sur la capacité de ces services à faciliter la vie des français. Ainsi le dépannage informatique, la coiffure à domicile, l'aide aux personnes, le soutien scolaire etc. semblent avoir encore de beaux jours devant eux.

A noter que ces services devront s'adapter de plus en plus aux besoins des clients et donc à la notion de services à domicile ou autres conciergeries d'entreprises.

 

 

Par Patrice
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Jeudi 9 février 2006

Selon une étude récente (Kelly services, entreprise de travail temporaire), près de 50% des français souhaiteraient devenir indépendants, et rejetteraient ainsi les formes d’emploi traditionnelles tels que le salariat et le CDI qui peine actuellement à survivre.
44% préfèrent préfèrent donc ne pas dépendre directement d’un employeur (je vous renvoie sur mon article "aimer et faire aimer l’entreprenariat").

Parmi ces personnes recherchant l’indépendance, 14% se sentent le courage de créer leur propre entreprise, 14% envisagent de devenir consultant ou indépendants, 9% s’imaginent freelance, et 7% sont encore indécis.

Le reste voit donc l’indépendance comme un doux rêve inaccessible.
Sachez enfin que pour la gente masculine, indépendance rime avec essentiellement avec puissance (on les reconnaît bien là).

En rapport avec les autres pays mondiaux, la France n’est pas le pays qui montre la plus grande envie entreprenariale.

A titre de comparaison :
La Russie : 97%
L’Allemagne : 49%
La Suède : 47%
La France : 44%

Par Patrice
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Mercredi 1 mars 2006

La France compte à présent 9,5 millions d’internautes bénéficiant d’un accès rapide à l’internet.
Ce développement comprend bien sûr celui des offres triple-play (internet, téléphonie, télévision)  en pleine effervescence chez nos opérateurs.
A titre de comparaison, seuls 100 000 abonnés bénéficiaient du haut débit en France en 2000, et un million de nouvelles lignes ont été ouvertes en 3 mois.
Les technologies adsl restent loin devant les autres, par exemple seul 560 000 abonnés le sont par le câble.
Quant aux technologies BLR (Boucle Locale Radio), satellites, et fibres, seuls 5600 abonnés en profitent aujourd’hui.

Autre point important, la guerre des fournisseurs Internet faisant rage, les prix ont atteint le plus bas niveau d’Europe (que l’on peut sûrement rapprocher à la qualité de service) et propulsent les Français au premier rang des consommateurs d’internet.
En nombre d’abonnés c’est l’Angleterre qui est toujours un peu devant.

Cette évolution du haut débit confirme bien l’étude précédente qui détaille le déploiement du Mix médias rapprochant ainsi la télévision de l’Internet sur le plan publicitaire. Il est en effet possible de diffuser à présent des messages vidéo sans coupures et les annonceurs ne s'y trompent pas.

Enfin, il me paraît évident que l’e-commerce et la création de nouveaux services sur internet n’en est qu’à ses débuts, celà fait quasiment 9,5 millions de futurs fidèles à conquérir…

Par Patrice
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Mardi 7 mars 2006

Nous commençons à en entendre parler de plus en plus, la génération des baby-boomer est proche de la retraite et son besoin de montrer qu’elle existe encore et qu’elle compte être active dans notre société ouvre des horizons économiques encore inexplorés…

Je vais parler aujourd’hui de leur envie de plus en plus insatiable de faire du sport.
J’aborderai plus tard l’intérêt porté par le secteur de l’habillement, celui de l’esthétisme, des assurances, du tourisme, des loisirs, de la grande consommation, et bien sûr celui des services à la personne, qui sont tout autant excités à l’idée de cette future manne financière qu’il convient de séduire.

Nul doutes que bon nombre de créations d’entreprises peuvent être imaginées dans le seul soucis de satisfaire ces clients à fort potentiel d’achat.

Naturellement, les plus de 40 ans s’inquiètent de plus en plus de leur santé.
Pour les rassurer et les protéger de futures blessures éventuelles, les spécialistes du sport vantent dès lors les nouveaux mérites de leurs équipements high-tech.

La demande d’activité sportive, associée à une demande d’équipement adapté à leur morphologie, explose donc.
On estime qu’en Europe, 40%  des personnes dans la tranche 40-50 ans pratiquent une activité sportive au moins deux fois par semaine.
Ce chiffre va d'ailleurs très probablement augmenter dans les très prochaines années.

Les pros des technologies semblent donc vouloir s’associer avec l’industrie du sport, dans le but de proposer des chaussures intelligentes, des vestes design, et des tapis de jogging électroniques dont les papy-boomers semblent friands.

Une piste de plus à creuser dans la longue quête de l’entreprenariat…

Par Patrice
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Lundi 20 mars 2006

Suite à l’incroyable croissance du marché publicitaire sur internet (cf les billets dans la catégories "Nouveaux modèles publicitaires"), les sites internet sont de plus en plus courtisés par les gros médias.

Après Rupert Murdoch, Barry Diller et Viacom, c’est à présent au tour de NBC Universal de prendre position pour profiter de ce nouveau marché.

L’époque des acquisitions bon marché de l’après bulle semble révolue.
L’explosion des marchés publicitaires annonce une croissance estimée à + 20% par an en terme de dépenses sur internet pendant les 5 prochaines années.
Dans ce contexte, NBC Universal (détenu à hauteur de 80% par Général Electric et 20 % par Vivendi) vient d’acquérir pour la modique somme de 504 millions d’euros le site iVillage, portail créé en 1995 et dédié aux femmes.
Le contenu de ce portail est dores et déjà entrecoupé de pages publicitaires.
Selon NBC Universal, les 14 millions d’utilisatrices représentent une catégorie socio-professionnelle clé pour tout annonceur.
Cela donne l’occasion de marier les contenus télévisuels avec les nouvelles fonctions interactives (Cf mon billet sur le Mix médias).
Ces entités à vocations communautaires font donc rêver les grands groupes de communication.

Parmi les autres signe de l’envol des prix sur internet en 2005, nous pouvons remarquer l’investissement de 1,3 milliards de dollars de New Corp, le rachat de Myspace, site fréquenté par les adolescents, pour la modique somme de 580 millions de dollars par Ruppert Murdoch.
De son côté Viacom vient d’acquérir Neopeps, orienté juniors, pour 160 millions de dollars.

L’Europe une fois encore en retard :
Sur le vieux continent, la plus grosse opération s’est déroulée en Allemagne. Mobilcom a ainsi racheté sa filiale Freenet 650 millions d’euros en avril.
Mis à part cette actualité, les grosses acquisitions se font encore rares mais nuls doutes qu’elles arriveront dans un avenir proche sur notre continent.

Par Patrice
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Jeudi 23 mars 2006

Cet article est étroitement lié à celui intitulé "Sites web : les prix flambent", on assiste en effet en parallèle à la hause de prix de revente des sites internet, et à une offensive des capital-risqueurs qui s’intéressent de plus en plus aux entrepreneurs français du secteur internet.

Selon le baromètre de Chausson Finance du second semestre de l’année 2005, ce secteur aurait obtenu 68 millions d’euros soit une progression de 195% par rapport au semestre précédent. Notons au passage que le 1er semestre avait pour sa part déjà bénéficié d’une hausse de 130%.

Ce phénomène s’explique par le rapport entre le prix de vente et le prix d’achat de l’entreprise, appelé aussi "multiples de sortie" qui explose actuellement (cf article "Sites web : les prix flambent"). Cette valeur atteint parfois 4 ou 5.
Les investisseurs sont donc tout naturellement intéressés par internet et l’e-commerce.

Tous secteurs confondus, il s’agit de la 3ème performance de l’histoire des montants investis en capital-risque en France. Performance qui culmine à 383 millions d’euros.
Ce score est également dû à la hausse de 34% dans le domaine de la santé avec 121 millions d’euros de financement.
Notons au passage la baisse des investissements dans le logiciel.
Les succès-stories ont en effet été  beaucoup plus rares que celles d’internet malgré les investissements massifs. Ce résultat semble avoir refroidi un peu les investisseurs.
Cependant 500 millions d’euros ont été collectés par les fonds communs de placements pour l’innovation (FCPI) et ces sommes devrait être utilisées dans les deux ans.

Le capital-investissement, qui englobe le capital-risque, explose également en France puisqu’il passe de 2,2 à 7,8 milliards d’euros durant l’année 2005.
Ce montant est largement supérieur à l’année 2000, année symbolique qui est restée dans la mémoire de tous.

Enfin, remarquons également la dynamique des pionniers de l’internet qui se relancent pour la plupart dans de nouveaux projets plus ou moins fous. La confiance semble repartie à 200% !


source : 01net

Par Patrice
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Vendredi 5 mai 2006

Un nouveau métier semble apparaître outre Atlantique… Celui de chasseur de brevet.
Après le Blackberry (sorte de Pocket Pc au succès planétaire), c’est au tour d’eBay de devoir faire face à ces chasseurs. 
Cette dernière est en effet accusée d’avoir violé le brevet d’une autre société américaine.

L’activité de ces chasseurs semble être très lucrative.
Après 5 ans de bataille, la société ayant créée le Blackberry a versée plus de 600 millions de dollars de dédommagement à la société NTP.
Aujourd’hui MercExchange accuse eBay d’avoir violé un de ses brevets en offrant la fonction "achat immédiat" qui permet de mettre fin à une enchère si l’acheteur accepte d’entré le prix demandé par le vendeur.

Ce nouveau cas est suivi avec beaucoup d’attention par les juristes qui s’interrogent sur l’avenir du système de protection des brevets à l’heure du numérique.
Ces chasseurs déposeraient ainsi des brevets qu’ils n’ont pas l’intention d’utiliser, dans le seul objectif d’obtenir des compensations financières.
Cette recrudescence des cas de violations de brevets transmis aux tribunaux américains inquiètent de nombreux organismes professionnels.
Le système américain de protection des brevets ne semble donc plus valable, car il risque sous peu de décourager l’innovation dans les domaines technologiques.

A l’heure ou la France et l’Europe s’interroge sur la simplification des brevets pour encourager l’innovation, il serait donc intéressant de suivre de prêt ce qui se passe aux Etats-Unis afin de ne pas commettre les mêmes erreurs et proposer un système plus fiable…

Par Patrice
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Jeudi 11 mai 2006

Ce chiffre aurait augmenté de 3,2%, selon une étude de la société d’assurance-crédit Eules Hermes Sfac.
Ainsi,  ce sont 50 242 cas qui ont été enregistrés contre 48763 en 2004.

Les secteurs les plus touchés sont les suivants : le bâtiment-travaux publics, le commerce et les transports.
Parmi ceux qui ont le mieux résistés : l’immobilier et l’industrie.

La forte progression des créations d’entreprises en 2003-2004 serait la cause majeure de ces mauvais chiffres.
Rappelons (cf article " Des aides à la création qui coûtent chères mais qui ne rapportent pas ") que les efforts du gouvernement pour promouvoir la création d’entreprise s’oriente essentiellement vers les entreprises à faibles ressources, déjà très présentes dans notre pays, et que dans ce contexte nous assistons en quelque sorte à une chasse entre ces types de sociétés.
Une autre étude serait également intéressante, à savoir étudier le taux de pérennité des entreprises au capital de 1 €.
Elle permettrai peut être de mettre en évidence certaines failles de cette jeune réforme.

Enfin, le renforcement de la concurrence étrangère pourrait avoir joué un rôle sur ces dépôts de bilan.

Par Patrice
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