Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond

Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 14:44

Lors de la remise du prix Gazelles 2006 début mars, le ministre des PME Renaud Dutreil a fait part de son désir de vouloir élargir le statut de gazelles à de nouvelles entreprises.

Parmi les nouveaux avantages qui seraient également proposés :
- l'exonération de charges sociales pour l'embauche de doctorants-chercheurs
- le gel pendant cinq ans des effets financiers des franchissements des seuils sociaux
- la possibilité de distribuer 50 % de ses dividendes à ses salariés

L’ambition de ce nouveau plan serait de soutenir environ 10 000 PME de plus de 250 salariés contre actuellement 4 000.

Je vous indique également l’adresse du portail gouvernemental entièrement dédié à ces entreprises innovantes :
http://www.gazelles.pme.gouv.fr/index.htm

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 16:11

Je reviens sur le plan ”gazelles” que j’avais déjà évoqué ici.
Pour rappel, dans le cadre du plan croissance PME, 2000 Gazelles vont être sélectionnées et soutenues afin de donner plus de poids à ces structures de taille moyennes qui peine à se développer durablement et sur l’international.

Pour être retenues, ces structures devront remplir les critères ci-dessous :
- Etre indépendantes
- Compter entre 5 et 250 salariés
- Avoir réalisées au moins 50 millions de chiffre d’affaire en 2003 et afficher une croissance supérieur à 34% en 2004 et 2005

Nous remarquons donc que la sélection est très dure et qu’il ne s’agira sans doutes pas là d’une sélection basée sur les capacités innovantes de ces structures mais essentiellement sur leurs viabilités actuelles.

Cette mesure, censée aider ces gazelles à recruter du personnel qualifié, à gérer leur trésorerie et les formalités administratives me semblent donc en décalage avec leurs aptitudes déjà démontrées.

Concrètement, les trois dispositions phares sont les suivantes :
- Leurs impôts sur les sociétés sera gelé pendant 2 ans
- Celles qui recrutent pourront différer de 6 mois le paiement des cotisations des nouveaux embauchés
- Un autre dispositif en cours d’élaboration devrait les aider à attirer des personnes compétentes.

Par principe je suis donc favorable à toute mesure susceptible d’aider les jeunes entreprises en phase de développement.

Je regrette cependant le manque d’implication des classes politiques pour les nouvelles entreprises de l’ère Internet.

Ces nouvelles structures seront très probablement les moteurs de demain (Cf les chiffres sur le développement de l’e-commerce et du taux de pénétration du web dans les foyers), et les ignorer revient à laisser la porte grande ouverte aux autres puissances mondiales.
Ces dernières ont bien compris le rôle grandissant de ces nouveaux business dans l’économie globale…

Aux Etats-Unis les acteurs majeurs sont toutes à la base des petites start-up qui ont su de part leur imagination et leur réactivité ouvrir de nouveaux marchés.
Le manque de dynamisme des institutions européennes, des grands groupes bancaires et autres acteurs industriels les rends moins efficaces sur ces marchés très vifs.

Cette prise de position n’est pas certe pas nouvelle de ma part, je vous invite par ailleurs à relire cet ancien post pourtant toujours d'actualité :
L'inquiétante hégémonie des géants
En 1 an il faut avouer que peu de choses ont encore évoluées.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /Mai /2006 15:15

Le ministre des PME, M. Dutreil, semble avoir entendu le message porté par de nombreux dirigeants ou acteurs de l’entreprenariat et annonce la mise en place d’un nouveau plan "croissance PME" destiné à encourager le développement des gazelles.

Comme il a été question dans l’ensemble de ce dossier, notre ministre entend donner plus de poids à nos gazelles françaises.
Ces dernières ayant un potentiel illimité, pour peu qu’elles arrivent à lever des fonds, pour devenir les championnes économiques de demain.

Ce programme de croissance est axé sur 5 points majeurs :

- Financement de la croissance : le gouvernement compte lever deux milliards d'euros sur les marchés financiers pour les investir dans les fonds devant prendre des participations dans des PME pour financer leur développement. Ce programme vise à allouer une plus grande part de l'épargne issue du capital-risque et du capital-développement aux entreprises de croissance.

- Compétitivité et performance : le gouvernement souhaite inciter les PME à protéger leurs innovations et effectuer des demandes de brevets, à faciliter leur accès à l'économie numérique et à des compétences nouvelles (notamment par des bourses attribuées à des étudiants de haut niveau).

- De nouveaux marchés pour les PME : l'objectif est notamment d'accompagner les PME vers les marchés étrangers, le commerce en ligne et les marchés grands comptes.

- Croissance externe et transmission : le ministre veut promouvoir la croissance externe des PME et fluidifier le marché de la transmission d'entreprises.

- "Gazelles" : le gouvernement souhaite développer des réseaux d'investisseurs (business angels) de proximité et faciliter l'essaimage depuis les grandes entreprises.

Dans ce programme, on constate donc que le gouvernement s’entête à investir dans des fonds qui privilégient la maturité à la création d’entreprise mais la reconnaissance de l’utilité des Business Angel est déjà admise.
Espérons que cette mesure sera tout particulièrement étudiée et performante.

Les autres parties de ce programme semblent également intéressantes puisque la transmission d’entreprise sera au cœur de l’actualité dans les années à venir, avec le départ en retraite des baby-boomers et donc de nombreux dirigeants d’entreprises. Entreprises qui sont par ailleurs économiquement viables.
L’ouverture des marchés étrangers, du e-commerce et de la protection des innovations sont également des points essentiels pour l’économie d’aujourd’hui.

Source : http://www.netpme.fr

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 20:54

Ce think tank propose deux mesures principales pour relancer la dynamique autour des gazelles, ressources d’emplois encore sous estimées et sous exploitées en France.

1 – Déduire de l’ISF la moitié des sommes investies dans une entreprise nouvelle
On estime que 30 000€ de capital supplémentaire pour une entreprise génère un emploi supplémentaire.
Sur ces 30 000€, 15 000€ sont pris par l’ISF, les 15 000€ autres pour  cet emploi.
On a alors un coût inférieur à un couple de RMIstes à 10 000€ par an auquel il faut ajouter les aides sociales, les diverses allocations et le traitement non efficace de ces aides…
Toujours selon l’iFRAP, une enquête menée auprès des gens passibles de l’ISF montre qu’ils seraient prêt majoritairement à investir dans le capital d’une entreprise si cette mesure était proposée.
A 90 % ils répondent affirmativement, et ils seraient prêt à investir 67% de leur ISF dans ces nouvelles entreprises.
Cet impôt de solidarité prendrait alors tout son sens puisqu’il serait concrètement au service de la création d’emplois.

2 – Supprimer cette contrainte de posséder au moins 25% du capital pour être exonéré d’impôts
Cette mesure est un frein direct à l’investissement dans les gazelles.
L’état pourrait par exemple se limiter à contrôler efficacement que les dirigeants soient vraiment et activement dirigeants de leurs entreprises.

Voici enfin, pour clore ce dossier sur la gazelle française et la levée de fond, une liste des différents think tank influents en France.
Depuis 1 an nous assistons en effet à une certaine prise de conscience sur l'intérêt de ces groupes de réflexion et grâce à eux, de nouvelles pistes sont à explorer.
http://management.journaldunet.com/dossiers/040435thinktanks/annuaire/index.shtml

Curieux et fortement intéressé par ces nouveaux courants (du moins en France), n'hésitez pas à me faire part de vos propres groupes afin que je les mette en avant.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 16:58

Toujours suite à ce dossier sur les gazelles, je reviens sur le fait que sans développement d’entreprises innovantes, il n’y aura pas de création massives d’emploi, et sans aides efficaces pour favoriser les levées de fonds, les gazelles françaises resteront minoritaires et affaiblies.

En tant que dirigeant français, votre entreprise entre dans le cadre de vos biens professionnels. Si vous possédez moins de 25% du capital de votre entreprise, vous êtes passibles de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Sachant que tout développement pour une entreprise nécessite de lever des capitaux, malgrès celà l’entrepreneur risque d'hésiter à passer en dessous de 25% de parts sous peine d’être taxé, une fois encore le cercle vertueux tourne dans le mauvais sens et n’encourage pas à faire grossir les sociétés.

De nouvelles mesures ont été mises en place pour alléger ce système mais elles sont quasiment inapplicables.
Il existe en effet un moyen d’être exonéré de la moitié de l’ISF, à condition de rentrer dans un pacte d’actionnaires. Pacte dans lequel chacun s’engage à conserver 6 ans minimum ses titres.
Si un seul des actionnaires décide de quitter le navire, tout le pacte s’effondre avec pour conséquence cette taxe sur l’ISF.

Dans une époque ou les cartes sont redistribuées continuellement, on imagine bien le manque de motivation des actionnaires d’être ainsi tenus en laisse pendant 6 ans…

Aux Etats-Unis, les statistiques montrent qu’au démarrage le fondateur d’une entreprise possède 28% du capital. La marge de manœuvre, si cette mesure était appliquée la bas, serait donc très faible voir totalement ridicule.
A la première levée de fond, il passerait en dessous de 25% et serait donc taxé.
Revenons également sur l'Angleterre, les gazelles capitalisées au départ à plus 250 000€ voient ce même capital augmenter deux à quatre fois plus vite que nos gazelles françaises sur une période de 7 ans.

Plus inquiétant encore, l’effet de cet ISF sur les investisseurs providentiels ou Business Angels.
Cet derniers apportent conseils, expérience, réseaux et argent, mais ne prennent quasiment jamais plus de 25% du capital… Ils sont donc passibles de l’ISF sur leurs participations. 
Le potentiel investisseur préfèrera sans doutes placer son capital en souscrivant des bons du trésor ou en achetant des œuvres d’art, qui ne cessent soit dit en passant de bénéficier d’avantages et de défiscalisation en tout genre.

L’ISF est donc une belle chose sur un plan idéologique, mais au final il ne rapporte pas d’argent et ralentit le développement de nos jeunes entreprises françaises.
Aux Etats Unis, le système des Sub S rapporte 4 fois plus que ce que la législation génère comme dépenses.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 16:16

Le problème majeur pour les gazelles, c’est que nous avons très peu d’investisseurs providentiels en France.
Aux Etats-Unis ils sont 500 000, en Angleterre 50 000, en France entre 3000 et 4000.

L’Etat français s’évertue à créer des Fonds d’investissement à risque ou des Fonds Communs de Placement pour l’Innovation, à grands renforts d’avantages fiscaux, alors que nous avons vu que ces derniers étaient soit trop fragiles, soit qu’ils ne s’intéressaient pas aux projets de création d’entreprises.

Ainsi 500 millions d’euros ont été attribués au FCPI et 5 milliards d’euros ont été investis par les Fonds de Capital Risque, alors que ces derniers ne bénéficient pas des incitations fiscales.
Ces montants sont équivalents aux fonds collectés par les Fonds de Capital Risque anglais et sont nettement supérieurs à ceux des américains.
Ces institutions n’ont donc nul besoin de soutien financier pour porter des projets.

Rappelons que pendant la phase initiale de création d’entreprise, seuls les BA peuvent fournir les 50 000 à 1 million d’euros nécessaires.
Ces derniers, qui n’ont pas besoin d’obtenir l’approbation d’un conseil d’administration ni de faire appel à des procédures complexes et longues en terme de calcul du risque, ont permis par exemple de lancer des entreprises telles que Ford, Edison, Citroën en leur temps…
Deux trois ans après ce premier coup de pouce, ces entreprises ont ensuite pu faire appel aux Fonds de Capital Risque et ont prises une ampleur nationale.

Aujourd’hui, les quelques 4000 BA français investissent environ 280 millions d’euros par an pour les jeunes sociétés françaises, alors que les 50 000 BA anglais investissent pour leur part 7 milliards d’euros.

On estime que sur 270 000 personnes assujetties à l’ISF en France, environ 120 000 ont un patrimoine suffisant pour devenir Business Angel.
Le potentiel de BA français existe donc, mais nous ne les encourageons pas, bien au contraire.
Pour investir son patrimoine dans une entreprise en démarrage, il faut soit s’appeler Richard Branson, patron de Virgin, et donc être fou du risque, soit y être fortement incité.
Les Etats Unis ont par exemple développés des méthodes très agressives pour pousser les BA à investir, en proposant des entreprises très souples fiscalement (les Sub S).

En conclusion, si vous avez un potentiel de développement d’entreprises au Etats-Unis, vous bénéficiez d’un statut privilégié d’investisseur providentiel.
En France vous êtes taxés sur l’ISF…

L’analyse de la relation ISF et Business Angels sera la prochaine étude.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 15:00

Nous l’avons vu précédemment, nos gazelles françaises peinent à se développer parce qu’elles n’arrivent pas à trouver l’argent nécessaire pour financer leur démarrage.
Certes beaucoup d’institutions sont apparues, certaines fortement aidées par l’Etat, pour faire face à ce besoin en financement des gazelles.
Mais force est de constater que la plupart de ces institutions ne se préoccupent guère de la phase de création d’une entreprise plutôt que de sa phase de maturation.

Je vais donc lister ici les principaux moyens pour une gazelle de lever des fonds afin d’assurer son succès et son avenir.

Parmi ces institutions, les Fonds d’Amorçage.
L’amorçage désigne la phase de démarrage d’une entreprise.
Ces fonds d’amorçage se sont créés juste avant la bulle internet, et ont à présent quasiment disparus.
Elles ont investies en majorité dans la phase d’amorçage des entreprises et dès le 2ème ou 3ème tours de financement, ces fonds ne pouvaient plus suivre et se sont fait diluer petit à petit par les nouveaux entrants.
La conjoncture était telle que cette dilution s’est faite dans de très mauvaises conditions, la valorisation de ces entreprises s’étant effondrée en même temps que la bulle.
Les fonds d’amorçage ne font donc plus aujourd’hui parti du paysage des investisseurs potentiels.

Les incubateurs privés.
Un incubateur privé était une petite société qui avait l’intention de lever des fonds pour les investir dans des projets innovants. La rémunération de leurs efforts n’étaient pas effectuée en cash mais en capital dans l’entreprise.
Ces incubateurs ont également disparus.
Ces structures étaient trop petites et trop fragiles pour supporter les financements importants de ces gazelles.
Seules survivent quelques incubateurs publics et privés issus de grandes entreprises, mais qui n’ont pas du tout les mêmes objectifs et contraintes.

Les Fonds de Capital Risque.
Ils sont de plus en plus nombreux, mais, malheureusement, porte bien mal leurs noms.
Leur activité ne consiste en effet pas à soutenir la phase de démarrage d’une entreprise, phase pourtant la plus risquée.
Leurs règles de gestion, extrêmement strictes, imposent de pouvoir quantifier avec précision le risque et de valoriser le potentiel de développement de l’entreprise.
L’entreprise en démarrage n’ayant par définition par constituée complètement son équipe, ses produits et ses clients, elle n’intéresse pas les fonds de capital risque, sauf rare exception de projet à très fort potentiel.
Notons également que ces fonds ne s’impliquent pas dans le conseil. Cette étape est pourtant tout aussi indispensable que la levée de fond pour une entreprise en création.

Les Fonds Communs de Placement pour l’Innovation (FCPI).
Le principe est le suivant, on fait appel aux petits épargnants pour financer ces jeunes entreprises, sous prétexte d’une défiscalisation.
Ceci est paradoxal car on demande à des personnes fragiles financièrement de soutenir le secteur le plus risqué de l’économie française.
Les FCPI sont présentés aux épargnants par les banques, sans pour autant vous informer des risques encourus.
Ces fonds investissement dans des projets mûrs dans leur développement.
Le capital collecté étant constitué de personnes proche du niveau familial ou amical, il se limite en général à environ 50 000 €.
Nous avons vu précédemment qu’un gazelle en devenir doit disposer d’au moins 100 000 €  pour assurer sa survie.
Dès lors entre des fonds de capital risque qui n’interviennent qu’au dessus de 1 million d’euros et ces FCPI qui ne peuvent soulever que 50 000 €, vers qui se tourner ?

Les Business Angel (BA) ou investisseurs providentiels.
Ces derniers détiennent le monopôle du financement de cette tranche comprise entre 50 000 € et 1 million d’euros.
Prenons l’exemple des Etats Unis. Pour 16 milliards investis dans quelques centaines d’entreprises en capital risque en 2003, il y a plus de 100 milliards investis par des Business Angels dans des milliers d’entreprises en phase de démarrage.
Si ces Business Angels n’avaient pas investie dans ces entreprises au départ, combien d’entre elles auraient ensuite bénéficier des Fonds de Capital Risque ?
Mais pourquoi ces investisseurs providentiels ont-ils le monopole sur cette phase de financement ?
Tout d’abord, on constate que ces personnes ont une activité indépendante du métier de BA. Ils prennent cette activité sur leurs temps de loisirs. Ils n’ont donc pas de frais généraux et donc pas de rentabilisation de frais de structure.
Ces personnes très aisées n’ont de comtes à rendre qu’à eux même et sont par conséquent libre de prendre des risques.
Ils se servent de leurs compétences et de leurs expériences pour investir dans des domaines qui les intéresse. La validation du business plan en sera donc simplifiée puisqu’il connaîtront déjà en profondeur le domaine d’activité de la nouvelle entreprise.
Enfin, une de leurs qualité et non des moindres, est qu’ils apportent une expérience solide et des réseaux de contacts. Autant de conseils et d’expertises indispensables pour une gazelle.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 22:09

Nous avons constaté dans le billet précédent que les gazelles anglaises naissent avec beaucoup plus de salariés et croissent beaucoup plus vite.

Quelle peut en être la raison ?
Sans argent, une entreprise ne peut embaucher. Si cette dernière veut croître, elle doit se fixer au minimum un horizon national, pour ne pas dire international. La mission étant d’occuper le marché au plus vite sous peine de se faire doubler par des concurrents plus audacieux.

L’idée ne peut suffire, elle devra être appuyée par des essais, des expérimentations à fonds perdus, des achats de matériels lourds, l’achat d’expertise etc.

Plus on veut qu’une entreprise soit capable de se développer et donc d’embaucher, plus elle doit se doter tôt de capitaux très importants.

Très logiquement, nous retrouvons ce même écart entre les entreprises anglo-saxones et les entreprises françaises.
Le graphique ci-dessous (étude réalisée par pH Group) synthétise bien cette différence majeure :


Là ou les gazelles françaises trouvent 1,5 milliards d’euros de financement pour naître, les gazelles anglaises en trouve 10 milliards. Cet écart ne cessant de se creuser au fil des années suivant leur naissance.

Par Patrice - Publié dans : Entreprendre en France : Gazelles et levée de fond
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