Coups de gueule

Lundi 30 janvier 2006 1 30 01 2006 23:13

Nous le savons tous, l’image du patron perçue par les français est déplorable.
Cependant, n’oublions pas que depuis toujours il y a eu des personnes pour encadrer et d’autres pour aider à réaliser. Déléguer une partie de ces activités est nécessaire pour mener à bien tout projet, et vouloir dénigrer l’un ou l’autre ne peut conduire qu’à un blocage de la situation.
Faire que les patrons se regroupent de leur côté, et les employés du leur, ne risque pas de faire évoluer les choses dans le bon sens.

Avant de crier sur tous les toits à l’exploiteur, il convient de se demander ce qui conduit une personne à s’aventurer dans un tel périple.
J’entends parfois que c’est la soif de l’argent, ou l’envie de dominer qui détermine cette vocation…
Mais il existe d’autres solutions beaucoup plus rapides et efficaces pour parvenir à cela.
Les multiples activités de l’économie souterraine telles que la drogue, le sexe, le trafic d’armes, le trafic d’animaux etc. ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.

Non devenir entrepreneur, c’est s’engager dans une activité forcément stressante, risquée, et dépensière.
Mais l’aventure sera à coup sûr passionnante.

Les plus belles histoire d’entrepreneurs sont toujours celles de personnes tirant une croix sur leurs conditions, leurs acquis (aussi faibles soient-ils) et leurs préjugés, pour accomplir un objectif ou un rêve.

Avant de pouvoir concrétiser leurs projets, combien ont fait les "paperboys " pour faire vivre d’abord leur petite entreprise ?
Les actuels dirigeants et acteurs du CAC 40  ne représentent pas la manière classique de gérer une société.
La plupart des TPE et PME ne sont pas dans une politique de profit, mais essayent déjà de vivre de leur activité.

Pour moi, être entrepreneur, c’est avant tout avoir un rêve, essayer de le concrétiser et désirer plus que tout en faire son métier.  L’envie de travailler indépendamment peut également encourager cette vocation mais elle ne doit pas surtout pas être la seule et unique raison.

Pour revenir à la première partie de cette problématique, je pense donc qu’on ne peut devenir un bon entrepreneur si on n'a pas la passion de son activité, et si on est pas capable de la transmettre à ses collaborateurs…
Après tout il n’y a pas de bon patron sans bon employés, et de bons employés sans bon patron.

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 9 mars 2006 4 09 03 2006 22:42

Le sujet a déjà été abordé à plusieurs reprises sur ce blog ("Aimer et faire aimer l’entreprenariat" et "L’inquiétante hégémonie des géants"), il semble se profiler de plus en plus deux France bien distinctes de l’entreprise.

D’un côté, les entreprises à super profits annoncés par les résultats du CAC 40. L’unité de mesure de ces bénéfices est ici le milliard d’euros et cette progression ne cesse de s’amplifier.
Leurs noms est connu de tous : Total, Danone, France Telecom, l’ensemble des groupes bancaires etc.  font la une de l’actualité économique.

De l’autre côté, face à ces 40 entreprises qui figurent dans l’indice de référence de la bourse de Paris et des 600 autres sociétés jouant le jeu de la transparence financière pour encaisser les dividendes de la notoriété, environ 2,4 millions autres entreprises.

Parmi elles :
2,3 millions de très petites entreprises de moins de 20 salariés (96%).
80 000 entreprises dont l’effectif est compris entre 20 et 249 salariés.
5000 entreprises de plus de 250 salariés.
Et pour l’ensemble d’elles, un quotidien, des difficultés et des contraintes qui n’ont rien à voir avec cette aristocratie du CAC 40.

La raison principale de ce fossé entre ces deux type d’entreprenariat semble le suivant :
Depuis très longtemps les dirigeant français ont cherché à mettre en avant de grands acteurs, capables d’être à la fois des partenaires solides pour l’état et des conquérants des marché extérieurs.
Les nationalisations ont été une étape majeure dans la favorisation de ces grands groupes.
Plus récemment on peut citer la création de l’Agence pour l’innovation industrielle, qui a pour fonction d’aider les entreprises réalisant au moins 1 milliards d’euros de chiffre d’affaire…

Face à ces grands groupes largement soutenus par l’état, le monde des TPE-PME qui n’arrivent pas à grandir.
Ces sociétés, crées et détenues par des actionnaires familiaux, rechignent à sacrifier une partie de leur indépendance pour se procurer des capitaux supplémentaires.
On estime que 70% d’entre elles renoncent à exporter pour des raisons de coûts.
Sans financement supplémentaire, sans recourt à l’export, et sans innovation, comment peuvent-elles dès lors grandir ?

Sans une aide qui permettait à ces PME de se voir attribuer une part des marchés publics, le fossé entre ces deux France de l’entreprenariat risque fort de se creuser de plus en plus.
Le CAC 40 se prive en plus d’une réserve de grosses PME telle que dispose l’Allemagne ou l’Italie, d’où l’énorme responsabilité confiée à nos "majors".
Enfin, ces deux catégories complètement différentes d’entreprises, entraînent bien entendu la création de deux sortes distinctes de patrons, mais aussi deux sortes de salariés.

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Lundi 13 mars 2006 1 13 03 2006 23:04
Selon Bercy, les prévisions d'endettement de la France seraient encore supérieures à ce qui était prévue.
Cette dette publique passe ainsi de 65,8 du PIB à 66,4% en 2005.
L’objectif du gouvernement de passer en dessous des 60% en 2010 semble de plus en plus difficile à atteindre.
Les prélèvements obligatoires sont quant à eux passés de 43,9% à 44,3% pour 2005.
Le gouvernement se bornera-il  à  privilégier  les gros groupes qui n’apportent plus rien au français, excepté de la surconsommation illusoire, au profit des nouvelles sociétés réellement demandeuses et créatrices de valeurs, d’emplois et d’ambition ?
Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 03 2006 22:59

Je communique assez régulièrement avec des jeunes créateurs, et finalement le discours qui revient est souvent le même.
Nous avons beau représenter 96% de l’entreprenariat français (celui des TPE), ces contrats ne nous inciterons très probablement pas à recruter en masse. En ce qui me concerne je me sens tout à fait capable de savoir si un employé (je préfère largement le terme collaborateur) est compétent et surtout motivé en moins de 6 mois… Cette durée de 2 ans n’intéressera donc que les éternels hésitants, suspicieux et/ou profiteurs.
A la rigueur, ces contrats devraient précéder la mise en place d’un suivi régulier des rapports entre l’employé et l’employeur durant ces deux premières années.
On  empêcherait ainsi les futurs volte-face à la fin de la période d’essai et cela rassurerait un petit peu plus dans un tel contexte de méfiance envers l’entreprenariat…

Dans tous les cas, nos réels besoins sont autres et pourtant assez simples à comprendre.
Actuellement je travaille pour ma société entre 12-16h par jours we compris, et malgré la fatigue qui se fait quelque fois sentir, je ne risque pas de recruter une aide qui serait pourtant précieuse, car la santé de mon entreprise est encore bien trop fragile… Dois-je rappeler le taux de survie d’une nouvelle société sur 3 ans ?
En ce qui me concerne, seule une exonération complète de charges et de taxes pour les entreprises de moins de 3 ans me ferait envisager un recrutement pourtant indispensable pour développer l’ensemble des projets actuellement bloqués.
J’imagine mal un gros manque à gagner de l’état en mettant en place une telle mesure, puisque de toute manière ces charges n’auraient pas été versées faute d’employés et de recrutement actuel dans des sociétés telles que la notre.

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Lundi 29 mai 2006 1 29 05 2006 21:46

Internet et l’engouement des français pour les achats en ligne encouragent les escrocs à inventer sans cesses de nouvelles techniques.

Outres les habituels vols de numéros de cartes bleues, et les promesses de placements financiers mirages, apparaissent désormais l’envoi de faux chèques de banques et des virements fantômes.

Les techniques sont de plus en plus perverses, et l’attaque se déroule à présent sur plusieurs mois pour tromper la vigilance de la victime.

Un exemple classique sur les sites de rencontres : le chèque de l’amitié
Une personne étrangère se lie d’amitié avec vous via ces réseaux, et une relation forte, étalée sur plusieurs mois, se créée peu à peu.
Au bout de 8 mois, votre nouvel ami vous demande d’encaisser un chèque de sa part contre envoie d’espèces via Western Union par exemple, et votre crédulité basée sur cette nouvelle amitié vous sera fatale.

L’arnaque en détail, reprise de ce site  :
http://www.have-it.com/denonciation/pages/fraudes/cheque_arnaque.html
Tout commence parce que vous avez mis une annonce sur le Net pour vendre un objet, une moto ou une voiture.

Un acheteur vous contacte et vous envoie un chèque d'un montant supérieur à ce que vous demandiez, et ce, pour un montant d'environ 3000 euros.
L'envoie est très souvent fait par recommandé ou par FedEx, DHL et autres sociétés de transport, ce qui donne une grande confiance.
Ensuite l'acheteur prétexte que pour faciliter les choses, le transport du véhicule ou de la moto doit être fait par un transporteur du pays de destination, et il vous demande de lui envoyer ces 3000 euros en trop sur le chèque d'achat par Western Union (c'est à dire en cash!).
L'acheteur va même aller jusqu'à multiplier les e-mails avec vous, pour vous mettre en confiance, vous faire pleurer sur son sort, etc.

Vous allez donc déposer son chèque du montant de l'achat majoré de ces 3000 euros à votre banque habituelle, et vous allez attendre que ce chèque soit crédité sur votre compte pour envoyer ces 3000 euros en cash à votre acheteur.

Mais c'est là que le "bas blesse" car votre banquier va créditer le chèque étranger sous quelques jours sans aucune vérification, et même si vous lui demander de vérifier, ce qu'il fera ou pas, il se réserve toujours le droit de revenir sur le crédit de cette somme si le chèque s'avère ultérieurement faux, falsifié ou volé, etc.

Résultat de l'opération, vous n'avez pas vendu votre bien, vous vous êtes fait volé 3000 euros ou plus et cette somme est en découvert sur votre compte en banque.
Et enfin votre banquier n'en a rien à faire, car lui il a débité votre compte immédiatement après avoir reçu la mauvaise nouvelle.

C'est à ce moment là que votre banquier se frotte les mains, car il va vous facturer des agios pour ce découvert, jusqu'à ce que vous couvriez ce débit, ou jusqu'à ce que vous l'imploriez pour qu'il vous fasse un prêt.
C'est donc tout bénéfice pour lui, et on comprendra facilement qu'il n'a aucun intérêt à ce que cela change, bien au contraire (ni pour lui, ni pour tous ses collègues français). Sans oublier qu'il peut aussi vous mettre à la "BDF" si vous avez un esprit contestataire.

Il faut savoir que ceci n'est possible que grâce à cette faille du système bancaire français qui permet malheureusement encore ce genre d'escroquerie.

Comment éviter ces arnaques ?
La première chose à faire est d’être d’autant plus vigilant que la transaction s’opère entre particuliers.
Il convient également d’éviter de finaliser la transaction un week-end ou un jour férié. Vous pourrez alors contacter au plus vite l’agence émettrice du chèque. Une première vérification de son numéro de téléphone permet ainsi de repérer aussitôt l’arnaque.

S’informer :
Un comité de défense des victimes de chèques de banque (CDVCB) s’est constituer et vous pouvez le retrouver à l’adresse suivante :
http://cdvcb.free.fr
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a également ouvert une rubrique dédiée aux arnaques ici : http://www.amf-france.org/affiche_page.asp?urldoc=alerte.htm&Id_Tab=1&lang=fr

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 31 mai 2006 3 31 05 2006 17:40

Alain Lamassoure, l'ex-ministre délégué au budget d'Alain Juppé, aujourd'hui député européen a émis l'hypothèse d'une taxe sur le courrier électronique et les SMS à l'international. Lamassoure, qui est actuellement le rapporteur de la commission des budgets du parlement européen en charge des moyens propres de l'Union estime que cette taxe pourrait constituer un revenu additionnel pour le budget de l'Union, aujourd'hui essentiellement financé par un prélèvement sur les recettes de TVA des Etats membres.

Le député européen précise que pour les SMS, il serait nécessaire que les opérateurs diminuent le prix afin que la taxe - par exemple de 1,5 centimes - soit indolore pour les particuliers. Quant à l'éventuelle taxation des e-mails - Lamassoure suggère de prélever 0,00001 centime par message - la question technique ne semble pas résolue. Selon des estimations, près de 5 milliards de messages légitimes sont envoyés chaque jour à travers l'Europe et ce chiffre est dix fois supérieur si l'on inclut les pourriels.

Selon Alain Lamassoure, "la moitié des Etats membres sont en déficit grave, et l'autre moitié ne voit pas pourquoi ils paieraient à la place des pays mal gérés". Le député estime que cette situation de crise doit être résolue si l'Europe veut financer sa politique commune. Au vu des quantités de messages échangés, une taxe d'un montant minimum permettrait à l'Europe d'avoir des ressources fiscales conséquentes et indépendantes des Etats membres. Pour le député, il faut profiter de cette nouvelle ère de communication afin de créer des richesses. Mais d'ajouter que ce projet s'étend sur du long terme. De plus, rien n'indique que les parlementaires l'adopteront, l'unanimité des 25 étant requise pour ce type de dossier.

Source : Le monde informatique

On remarquera donc une fois de plus que le média internet est petit à petit revu et "approprié" par l’économie, les grandes marques et la politique…

Enfin, entre la possible fusion de la bourse de Paris-Amsterdam-Bruxelles-Lisbonne (Euronext) avec le New York Stock Exchange (NYSE) plutôt qu’avec la Bourse de Francfort (Deutsche Börse), le scepticisme de certains européens pour continuer l’aventure, et le rejet de certains Etats membres à vouloir supporter les difficultés des autres, on a bien l’impression que l’usine à gaz européenne ne sait plus trop où aller…

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Lundi 12 juin 2006 1 12 06 2006 19:23

Un projet de loi serait sur le point d’être voté par la Chambre des représentants des Etats-Unis.
Ce dernier autoriserait les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) à facturer des accès prioritaires sur leurs réseaux, réseaux qui constituent le cœur même de l’internet.

L’intérêt de cette mesure ?
Taxer les différents portails / sites internet (Yahoo, Google, Ebay, et autres ténors du web) en échange de débits leur permettant d’accueillir les millions de visiteurs jours qui font leur célébrité.

Alors que les divers médias et fournisseurs de services prennent peu à peu position dans la domination du marché de l’information, on comprend bien l’intérêt pour ces derniers de filtrer l’accès…
Il n’y aurait alors plus de craintes de se voir voler des parts de visites par des sites ou entreprises modestes, qui ne pourraient pas s’acquitter de cette taxe.

Les jeunes sociétés du net innovantes, et ne disposant que très rarement de moyens importants, seront donc les premières à souffrir de telles mesures car elles auront l’assurance de ne pouvoir faire venir en quantité des clients potentiels.

Finalement nous nous rapprochons peu à peu d’un modèle économique proche de la téléphonie GSM ou de la télévision, à savoir que l’accès à l’information, l’achat les droits de diffusion etc. seront entièrement contrôlés par les entreprises à l’emprise quasi monopolistiques.

Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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Mardi 20 juin 2006 2 20 06 2006 19:57
Par Patrice - Publié dans : Coups de gueule
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